LE PRINCE DE HOMBOURG (151) Échangeur de Bagnolet 19 octobre 2010 * octobre 20 2010
Infos : , rétrolien
De Heinrich Von Kleist, mise en scène Marie-José Malis, compagnie la Llevantina (Pyrénées Orientales), collaboration à la dramaturgie Alain Badiou, co-production Théâtre Garonne, Forum culturel du Blanc Mesnil.
Le prince de Hombourg écrit par Kleist voilà deux siècles, a marqué les mémoires de milliers de spectateurs qui n’ont pas lu la pièce, ni vu la mise en scène de Jean Vilar avec Gérard Philipe et Jeanne Moreau, au début des années 50 au Festival d’Avignon !
Après un parcours original d’une dizaine de spectacles créés depuis 1994, Marie- José Malis s’est attaquée en 2008 à cet étonnant spectacle fleuve de trois heures quarante écrit voilà deux siècles, quelques mois avant le suicide de Kleist. Le prince de Hombourg, cousin du Grand Électeur de Brandebourg, se lance à l’assaut des Suédois qui menacent le pays, sans en avoir reçu l’ordre. Il gagne la bataille et vient avec ses officiers remettre les fruits de sa victoire entre les mains de son maître, mais il a violé la loi ! L’ordre n’avait pas été donné de lancer l’attaque et cette violation requiert la mort dans la loi du pays. Le Grand Électeur se montre inflexible, il envoie le prince en prison, son exécution est requise pour le lendemain. Le prince qui souffre une angoisse mortelle supplie sa cousine Nathalie qu’il aime et qui veut l’épouser, d’intervenir pour lui sauver la vie à tout prix. Le salut viendra, mais on ne comprend pas lequel dans ces dénouements multiples qui nous sont présentés (est-ce la dramaturgie d’Alain Badiou ou l’écriture de Kleist ?). Le respect de la loi, même injuste par les garants de l’autorité, reste d’actualité !
Marie-José Malis met en scène le spectacle sur une scène de salle des fêtes, avec un large espace au pied du plateau pour l’avant jeu en contact avec le public. Pour tout mobilier, des chaises et des tables d’école, pour tout accessoire des drapeaux, des éclairages en demi-teintes et des pleins feux…Une belle distribution déconcertante au début, Victor Ponomarev massif et boiteux (est-ce l’acteur ou le personnage ?) fait oublier Gérard Philipe qu’on n’a pu voir qu’au cinéma, Didier Sauvegrain un Grand Électeur d’abord inflexible puis ému par la princesse Nathalie incarnée par Sylvie Etcheto, la grande Hélène Delavault une Électrice silencieuse ( !). Les officiers même silencieux pour certains ont tous une belle présence.
Jusqu’au 25 octobre www.lechangeur.org
Devenez fan de ce Blog : |
Devenez fan de ce Blog :